Aller au contenu

Comment fonctionnent les combats dans Shadowrun ?

7 août 20243 min de lectureshadowrun

Dans Shadowrun, un combat est une succession de jets de dés opposés où chaque action coûte des passes d'initiative. L'ordre du tour, les dégâts et la résistance reposent tous sur le même moteur central : compter des succès sur des dés à 6 faces.

L'initiative : qui agit en premier ?

Au début de chaque tour de combat, chaque participant lance ses dés d'initiative. La valeur de base est Réaction + 1d6 (ou plus, selon les augmentations cybernétiques ou magiques). Le résultat donne ton score d'initiative. Le personnage avec le score le plus élevé agit en premier. Ensuite, on soustrait 10 au score de chacun et on recommence : c'est ce qu'on appelle les passes d'initiative. Un runner avec une initiative très haute peut agir deux ou trois fois pendant qu'un adversaire lent n'a toujours pas réagi. C'est l'un des avantages clés des réflexes câblés et des autres cybernétiques d'initiative.

Attaquer et défendre : le jet opposé

Quand tu attaques, tu lances un pool de dés égal à ton Attribut + Compétence de combat correspondant (ex. : Agilité + Armes à feu pour un pistolet). Chaque dé affichant 5 ou 6 est un succès, comme l'explique le fonctionnement des règles de base de Shadowrun. La cible lance ensuite un pool de défense basé sur sa Réaction. On soustrait les succès de défense aux succès d'attaque. S'il reste des succès nets, l'attaque touche.

Le modificateur de portée et de situation

La portée de l'arme, les conditions d'éclairage, la couverture ou le fait de viser modifient le pool d'attaque. Ces modificateurs s'ajoutent ou se soustraient directement au nombre de dés lancés. Rien de compliqué, mais ça change tout en termes de tactique positionnelle.

Les dégâts et la résistance

Chaque arme a un code de dégâts, par exemple 9M : le chiffre indique les dégâts de base, la lettre la gravité (Légère, Modérée, Sérieuse, Mortelle). Les succès nets de l'attaquant s'ajoutent aux dégâts de base. La cible résiste ensuite avec un pool basé sur son Corps + éventuelle armure. Chaque succès de résistance réduit les dégâts d'un niveau.

  • Légère (L) : une égratignure, malus mineur.
  • Modérée (M) : blessure réelle, malus croissant.
  • Sérieuse (S) : incapacitant si rien n'est soigné rapidement.
  • Mortelle (D) : le personnage tombe et risque de mourir sans soins immédiats.

Les niveaux de blessures s'accumulent. Un personnage qui encaisse plusieurs blessures Modérées voit leurs effets combinés progresser vers le Sérieux. Ça pousse à soigner entre les runs, pas seulement à foncer.

Quelques points tactiques à retenir

Le combat dans Shadowrun n'est pas un jeu de chiffres bruts. Un runner bien équipé mais mal positionné peut tomber vite. Voici ce qui change la donne concrètement :

  1. La couverture réduit la taille du pool d'attaque adverse.
  2. L'action de visée ajoute des dés à ton attaque lors de la passe suivante.
  3. Le tir en rafale augmente les dégâts mais consomme des munitions et peut attirer l'attention.
  4. La magie et les adeptes suivent des règles spécifiques, les sorts de combat ayant leur propre logique de résistance.

Pour les situations où le combat cède la place à la négociation ou à la manipulation, les règles d'interactions sociales prennent le relais avec un système tout aussi structuré.

Si tu prépares un scénario et que tu veux calibrer l'intensité des affrontements, les conseils sur la création d'aventure Shadowrun donnent des pistes solides pour doser obstacles et tensions. La présentation de l'univers Shadowrun par 500 nuances de geek peut aussi aider à contextualiser les factions et antagonistes que tes runners vont affronter.

À lire aussi