On gagne une partie d'échecs en mettant le roi adverse en échec et mat, c'est-à-dire en l'attaquant de telle façon qu'il ne dispose plus d'aucun coup légal pour échapper à la capture. L'autre façon de gagner, plus fréquente à haut niveau, c'est tout simplement que l'adversaire abandonne.
L'échec et mat : la victoire absolue
Le mat est la conclusion la plus nette qui soit. Pour qu'une position soit un mat, trois conditions doivent être réunies simultanément :
- Le roi est en échec (attaqué par au moins une pièce adverse).
- Il ne peut fuir sur aucune case adjacente sans rester attaqué.
- Aucune pièce amie ne peut bloquer l'attaque ni capturer la pièce attaquante.
Dès que ces trois conditions sont remplies, la partie s'arrête immédiatement. Pas besoin de coup supplémentaire. Pour bien comprendre ce que recouvre cette notion d'attaque sur le roi, tu peux consulter l'article comment définir l'échec aux échecs.
À noter : selon les règles de la FIDE, le coup donnant mat doit être légal pour être valide. Un mat obtenu par un coup illégal ne compte pas.
L'abandon : la victoire la plus courante en pratique
Dans la grande majorité des parties sérieuses, un joueur abandonne bien avant que le mat ne soit effectivement joué sur l'échiquier. Il reconnaît que sa position est perdante et préfère ne pas prolonger inutilement. Dès qu'un joueur déclare qu'il abandonne, la partie est terminée et son adversaire est déclaré vainqueur. C'est l'article 5.1.2 des règles FIDE qui le stipule.
L'abandon est un geste de fair-play courant, notamment en tournoi. Sur les plateformes en ligne, il prend souvent la forme d'un bouton dédié. Chess.com explique en détail quand et comment abandonner sans que ça nuise à ta progression.
Le gain au temps : une victoire par pendule
En partie chronométrée, un joueur qui laisse tomber son drapeau (temps écoulé) perd la partie, à une exception près : si la position est telle que l'adversaire ne peut pas mater par aucune suite de coups légaux, la partie est déclarée nulle. En dehors de ce cas, dépasser le temps imparti, c'est perdre. Simple.
Cette règle s'applique aussi bien aux parties standard qu'aux formats rapide et blitz, avec quelques variantes sur les pénalités selon le type de tournoi.
Les cas où personne ne gagne
Toutes les parties ne se concluent pas par une victoire. Il existe plusieurs façons de terminer sur une nulle :
- Le pat : le joueur au trait n'a aucun coup légal, mais son roi n'est pas en échec.
- La position morte : plus aucun joueur ne peut mater par une suite de coups légaux (par exemple, roi contre roi seul).
- L'accord mutuel : les deux joueurs conviennent de la nulle, à condition que chacun ait joué au moins un coup.
- La répétition de position : même position apparue trois fois (réclamation possible) ou cinq fois (nulle automatique).
- La règle des 50 coups : 50 coups joués par chaque joueur sans mouvement de pion ni prise.
Pour un panorama complet de toutes ces fins de partie, l'article quand une partie d'échecs est-elle terminée détaille chaque cas. Et si tu veux comprendre précisément ce que signifie le mat d'un point de vue historique et réglementaire, jette un œil à pourquoi dit-on « échec et mat » aux échecs.